23.11.09.
Ça y est. C'est enfin fini. Le jeu est fini. Celui qui durait depuis bien trop longtemps. Tu sais au départ, j'ai joué, je suis tombé dedans me disant que rien de mal ne pouvait en sortir mais au final, quand j'ai commencé vraiment à m'immiscer dedans, quand j'ai commencé à apprécier, à y croire presque, que j'ai déposé mes armes, c'est là, là, à cet instant seulement que le jeu commence vraiment. Et là que ça va réellement commencer. Mais c'est un jeu, alors j'ai continué, il le faut, jusqu'au bout, me battre, vaincre mes peurs, les plus grandes, prendre des claques mais continuer , plus forte encore qu'au début. Tout ça, pour 'gagner'. Mais gagner quoi ? Qu'est ce que j'y gagnes ? Je n'en n'ai aucune idées. De la fierté ? Je pensais au départ, mais je me suis vite rendus compte que je régresses de jour en jour. Paradoxe : Au final, je me bats dans le vide pour un résultat invisible, impalpable. Inexistant. Je vis dans l'espoir d'une chose inaccessible. Jusqu'à arrivé à la fin car un jour ou l'autre, il est temps d'y arriver. Qui a gagné ? Je n'en sais absolument rien. A vrai dire, je m'en fou. Je sais juste que il n'y a plus rien à faire. Je n'ai plus de question à me poser. Et c'est juste ça, ce soir qui me fait revivre, respirer. Comme si pendant tout ce temps, j'agonisais, toute seule ou presque. J'ai enfin décidé. J'ai réussi à dire Stop. A tourné la page car c'était bien trop long, trop dur, trop fatiguant, trop épuisant. Oui, ça m'a épuisé, ça m'a vidé, et là j'ai juste besoin de vivre. Et non de vivre en fonction d'une montagne de choses qui au final ne sont que foutaises. J'attendais une seule phrase au fond, depuis le début. Je l'attendais, sans qu'elle ne vienne jamais. Sans qu'elle ne veuille jamais venir tant elle jouait avec moi. Et je l'ai eu. Je l'ai enfin obtenu. J'attendais juste ce rejet. Un simple rejet. Pour être certaine de ne rien rater, de ne rien regretter. Et aujourd'hui non, je ne regrettes pas. Que mon choix soit bon ou mauvais. Mais je l'ai fais, uniquement pour être bien. Pour être en paix. J'ai eu le déclic. Je l'ai eu. Et c'est un grand vide maintenant dans ma tête, immense même, le néant. C'est juste bien sans ça.